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14.08.2019

Suisse – exode des cerveaux et exode rural


Comme le montrent les dernières statistiques publiées par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique CDIP, les diplômé-e-s universitaires originaires de cantons ruraux retournent rarement chez eux-elles une fois leurs études terminées. Par exemple, cinq ans après leur diplôme, 94% des Uranais-es vivent dans un autre canton – record national. En deuxième position, les universitaires thurgovien-ne-s (87%), suivi-e-s par ceux-celles de Nidwald et d’Appenzell Rhodes-Extérieures (81%). Seuls cinq cantons présentent un solde positif en matière de migration académique, à savoir les cantons universitaires de Bâle, Zurich, Vaud, Berne et Genève. En plus de cet exode de leurs cerveaux, les cantons ruraux doivent également financer partiellement les études de leurs ressortissant-e-s en dehors de leurs frontières. Un-e étudiant-e en sciences humaine coûte 10 600 francs. Ce montant, fixé par la CDIP, s’élève à 25 700 francs pour les disciplines de sciences naturelles et à 51 400 francs en médecine. Les conditions économiques sont principalement à l’origine de l’exode des cerveaux: dans les cantons ruraux, peu de postes hautement qualifiés sont disponibles. Les régions de montagne et les régions périphériques. Un problème de taille pour les régions de montagne et les régions périphériques en particulier.
 
Kälin, Kari: Uni-Abgänger kehren ländlichen Gebieten den Rücken. Schweiz am Wochenende / Watson. 20.7.2019